Galerie Zoème

Archives des expositions présentées dans l’espace galerie Zoème

FAFARELLE ET GOUDRON
RAPHAËLLE PAUPERT-BORNE
Du 19 mars au 2 mai 2026

Fafarelle et gasoil est pour Raphaëlle Paupert-Borne l’occasion de présenter une série de photographies retouchées, réalisées entre 2002 et 2008. Fafarelle, personnage clownesque qu’elle a crée en 1993 est un fil rouge qui traverse films, scènes, peintures. Et entre ici dans les photographies. Selon Frédéric Valabrègue: « L’œuvre de Raphaëlle Paupert-Borne dans sa diversité est propice à l’imaginaire parce qu’elle instaure des personnages ambivalents. Elle l’a fait par les moyens du clown (Fafarelle: Bécassine ou Fiancée de Nosferatu?), de la performance, de la photographie, du cinéma, de la vidéo, de la peinture et du dessin. Elle entretient une tension entre sa volonté de raconter et celle de peindre. » (Drôles de dames indignes, édition Mac Chailloux et Frac Sud, 2007).

AD63 U 10852
JULIE SAS
Du 21 janvier au 28 février 2026

AD63 U 10852 présente une sélection des images d’archives ayant servi à l’écriture du livre Le grand soir est-il (Zoème éditions) et relatives au procès de la Bande noire, un groupe anarchiste actif autour de Montceau-les-Mines aux début des années 1880. Procès-verbaux de police, correspondances syndicales et ouvrières, interrogatoires, lettres de menaces et de délation, dépêches officielles, rapports d’expert, photographies judiciaires, comptes rendus de procès et pièces à conviction déploient ainsi le récit d’une insurrection depuis les actes discursifs qui l’organisent ou la répriment. Une installation et une vidéo actualisent cette « histoire mineure dugrand soir » dans un contexte contemporain marqué par des phénomènes de crises et de révoltes sociales.

PHOTOGRAPHIES 2005-2023
FERHAT BOUDA
Du 23 octobre au 23 décembre 2025

Ferhat Bouda s’inscrit dans la tradition de la photographie documentaire. Il mène des enquêtes au long cours aux quatre coins du monde. En 2017, il avait publié son premier livre aux éditions Zoème (Cahier n° 6). Prolongeant le travail réalisé dans le cahier, pour cette nouvelle exposition il a décidé de revisiter ses archives et de croiser des photographies tirées de diverses séries réalisées entre 2005 et 2023, la plupart d’entre elles en noir et blanc. Dans un monde ravagé par le capitalisme et ses nouvelles formes de prédation, son regard se porte sur les minorités, notamment les communautés Berbères en Afrique du Nord et de l’Ouest (Algérie, Burkina Faso, Mauritanie, Maroc, Niger, Tunisie) mais aussi sur la communauté rom à Perpignan, les sdf en Allemagne ou les nomades urbanisés en Mongolie.

ET TENIR (UNE VIE COMME LA VIE)
MARTINE DERAIN
Du 5 juin au 27 septembre 2025

« « Ahlan wa sahlan, al-bayt baytkum… », « Bienvenue, cette maison est la vôtre… » : mots hospitaliers, entendus dans chaque maison de Palestine où j’ai eu la chance d’être accueillie. Depuis le premier séjour avec l’amie Dalila Mahdjoub en 1998, pour une intervention dans l’espace public qui sera fondatrice à jamais ; puis avec l’amie Christine Breton, qui disait dans le numéro 3 des Récits d’hospitalité de l’Hôtel du Nord : « La perspective est palestinienne » ; jusqu’au dernier voyage en 2019, avec Jean-François Neplaz, pour aller revoir et filmer celles et ceux croisées au long des années, avec cette simple question : comment ça va ? Dans cet essai d’accrochage, quelques fragments de ces créations et recherches en cours, avec les photographies prises le long du chemin. Puissent-elles être des traces de l’art de vivre poétique du peuple palestinien et de sa terre aimée, traces du passé entourant le présent immobile du génocide. « Avec les étoiles se battant pour leur vie ». » (Martine Derain)

ALGER, VILLE INTIME ET ESPACE URBAIN
LOTFI BENYELLES
Du 10 avril au 31 mai 2025

Depuis une trentaine d’années, l’espace algérois a profondément changé. L’extension des cités et la densification du tissu urbain ont redessiné la ville et déplacé ses limites. Les formes d’habitat se sont diversifiées sans que jamais la ville ne se stabilise. Les bidonvilles sont toujours là, les grands ensembles se sont multipliés et le centre historique a vu ses usages se modifier. Alger, ville intime et espace urbain part des formes concrètes de l’habitat algérois — appartements coloniaux, cités planifiées, constructions informelles — pour approcher les manières dont la ville s’organise, se transforme et se vit. Entre espaces domestiques et lieux publics, l’exposition s’intéresse aux pratiques quotidiennes : gestes, modes d’occupation, circulations, appropriations ou contournements. 

UNE MASSE GRISE
EMMA COSSÉE CRUZ
Du 23 janvier au 22 mars 2025

« Nul ne sait ce que peut un corps » écrit Spinoza dans son Éthique. C’est sur cette zone de non-savoir qu’Emma Cossée Cruz porte son regard. Dans ses images on croise des machines d’imagerie médicale, des prothèses, des écrans tactiles, des casques de réalité virtuelle, autant d’interfaces qui couvrent un monde sans visage ni squelette. Pour son exposition à Zoème, Emma Cossée Cruz montrera des pièces de diverses séries: Théâtre de machines I, Les admonitrices, La libération de la main, Absorbement.

L’ÉTANG MODERNE
CAMILLE FALLET & SYLVAIN MAESTRAGGI
Du 30 novembre au 20 décembre 2024

Qu’est-ce que le présent ? Un frémissement annonciateur de l’avenir ou le terrain sur lequel s’amoncèlent les débris du passé, les avenirs obsolètes ? Le 20e siècle a laissé derrière lui des paysages dégradés par ses grands projets. Parmi eux l’étang de Berre, soumis au développement industriel. Depuis 2022, Camille Fallet et Sylvain Maestraggi arpentent ce territoire méconnu à la recherche des strates de son histoire proche et lointaine. Cette exposition est pensée comme un document d’étape dans leur projet en cours.

ACCIDENTES GEO-GRÁFICOS
LAURA QUIÑONEZ
Du 10 octobre au 23 novembre 2024

Accidentes geo-gráficos est une recherche initiée en 2015 autour des histoires de résistance à l’esclavage, ayant lieu dans l’actuel territoire colombien et où l’outil principal de lutte a été le tressage des cheveux. Ce travail a d’abord eu la forme d’une série photographique et ensuite d’un livre, publié en 2022 en Colombie. L’exposition qui aura lieu à Zoème se structure à partir de ce dernier et l’aborde en dégageant les trois étapes créatives qui ont précédé à sa publication: le travail de recherche et d’échange avec les communautés qu, la conception du livre en tant qu’objet et le lien tissé avec d’autres livres qui lui ont été essentiels. Ainsi, aux images photographiques originellement imprimées en risographie, se joignent des images d’archive et documents de travail, des entretiens vidéo des collaboratrices du projet et l’exposition d’une dizaine d’éditions indépendantes colombiennes.

Ce projet d’exposition a reçu le soutien du Ministerio de las Culturas, las Artes y los Saberes de Colombie.

BIEN SAISIR
MONIQUE DEREGIBUS
Du 6 juin au 27 juillet 2024

Dans le nouveau travail de Monique Deregibus, on remarque d’abord certains motifs, ils sont nommables : raie, littoral rocheux, trou, écorce, porte verrouillée, racines, copeaux de crayon, feu. Pour tenter de bien saisir, ces motifs, on les déploie – description, légende ou titre : qui regarde mi-morne mi-ironique raie à la racine de la queue pixélisée suspendue ou lévitant sur littoral rocheux qui plonge dans la mer ; surface blanche ridée et taches dentelées bleues et rouges à droite ; tas de copeaux de crayon sur fond blanchâtre. Entretemps, la perception s’attarde sur des matériaux hétéroclites, le recours occasionnel au collage et au photomontage, des zones troubles. On remarque qu’il s’agit parfois de scans, que les surfaces ravalent souvent la profondeur, mais qu’au fond une table se dessine, une table de dissection qu’on ne voit pas. Dessus, tout aussi invisibles, un parapluie et une machine à coudre. Certaines compositions comprennent des mots. Celle où pris entre deux marges blanches (supérieure et inférieure : remarquer le jeu des marges dans la suite) l’eau et l’aride se côtoient en noir et blanc (c’est en bas: bout de scotch, transparences, fourmillement violet op art) s’adresse à quiconque regarde d’une manière plutôt claire : « que tu sais que je sais » dit-elle.

1984-1987, PORTRAITS PONT-AVEN
ANDRÉ MÉRIAN
Du 21 au 1er juin 2024


En 1984, André Mérian s’installe comme artisan photographe à Pont-Aven, en Bretagne. Dans l’atelier de l’Aven, il réalise des photographies d’identité et des portraits de commande. Le protocole est toujours le même : le modèle est situé devant un fond neutre et photographié au polaroid ou au moyen format en lumière naturelle. Peu à peu surgit l’idée de détourner ces images de commande pour en faire la base d’un travail de portrait en noir et blanc. En parallèle, André Mérian commence à solliciter des amis, des connaissances ou encore des gens croisés dans les rues de Pont-Aven pour qu’ils viennent poser, parfois en duo, dans son atelier. Le pari du photographe est double : il s’agit en même temps de saisir la singularité des modèles, avec leur regard comme point focal de chaque image ; et de dresser, par le bais des coiffures, des habits et des accessoires, avec l’imaginaire qu’ils convoquent, une sorte de portrait en creux du Pont-Aven des années 1980. Ce travail se poursuit pendant trois ans. Certains de ces portraits ont été montrés en 1986 à Pont-Aven dans le cadre d’une exposition intitulée Port-Aven au portrait, mais il n’ont pas été montrés ailleurs depuis. En 2023, André Mérian décide de revisiter ses archives, et bon nombre de portraits inédits viennent alors s’ajouter à ceux qui avaient été exposés en 1986. L’exposition à Zoème réunit 40 des 83 portraits dont est constitué 1984-1987, Portraits Pont-Aven.

DELTA
CAMILLA DE MAFFEI
Du 18 janvier au 3 mars 2024

Marécageux, rude, complexe, le delta du Danube est le plus grand delta fluvial d’Europe : un labyrinthe naturel, composé d’eau et de roseaux qui s’étend sur 3500 km2, au bord de la mer Noire, entre la Roumanie et l’Ukraine. La région du delta est faiblement peuplée. Les quelques villages de son territoire ne sont accessibles qu’en bateau, les infrastructures élémentaires sont absentes et les rues s’enfoncent dans l’obscurité la plus profonde dès le coucher du soleil. Vivre dans le delta signifie vivre oublié, au milieu des marais. Celui qui peut s’échapper part sans jamais revenir. Ceux qui restent vivent parmi des maisons abandonnées. Comme des minotaures, les habitants du delta vivent immergés dans leur propre labyrinthe, en symbiose avec le paysage et ses mutations. Le rythme circulaire des saisons définit le rythme de la vie, influence les humeurs, conditionne les désirs et les habitudes, établit des barrières physiques et mentales. Le travail de Camilla de Maffei témoigne de ses tentatives pour comprendre et documenter le lien profond qui unit ce territoire et ses habitants. Pendant quatre ans, elle s’y est rendue de manière obsessionnelle pour observer le paysage et enregistrer les conséquences physiques et psychologiques de sa lente mutation, dans un registre qui fluctue intentionnellement entre observation anthropologique et transfiguration symbolique.

DÉ-PRISE
RABIA TEGUIA
Du 16 novembre au 24 décembre 2023

À la fin des années 1970, alors qu’elle étudie au sein du département cinéma de l’Université de Vincennes, Rabia Teguia réalise le court-métrage en 16mm Ya França ! Ya França ! Longtemps perdu, le film, manifeste féministe et anticolonial, est retrouvé puis numérisé et restauré au Polygone Étoilé à Marseille. Quelques années auparavant, Rabia Teguia avait tourné en 8mm plusieurs séquences pour un autre court-métrage consacré à sa sœur, Alia. Jamais monté, ce film aurait été l’un des premiers à être réalisés par une femme algérienne. Dé-prise propose un retour et une relecture du travail cinématographique de Rabia Teguia à partir d’images tirées d’une série de photogrammes de ses deux films.

ZOÈME SESSIONS 2
VINCENT BEAUME, HÉLÈNE BOSSY, FÉLIX COLARDELLE, EMMA COSSÉE CRUZ JULIETTE LIAUTAUD
Du 28 septembre au 30 octobre 2023

Depuis son ouverture, l’association Zoème accueille des photographes plusieurs samedis par mois pour travailler sur la sélection et l’éditing d’images. Au fil des séances, quelques travaux ont attiré notre attention, notamment ceux de Vincent Beaume, Hélène Bossy, Félix Colardelle, Emma Cossée Cruz et Juliette Liautaud. On a souhaité leur proposer un temps de travail collectif dans l’espace de la galerie, qui est devenu, du 19 au 27 septembre 2023, un laboratoire de recherche. À l’issue de cet atelier, on vous propose une installation qui sera visible sur nos murs jusqu’au 10 novembre.

CONTRER LES MURS
PHILIPPE BAZIN & CHRISTIANE VOLLAIRE
Exposition du 25 mai au 22 juillet 2023

L’exposition de Philippe Bazin et Christiane Vollaire rassemble des photographies du travail qu’ils mènent depuis vingt ans, un travail associant photographie documentaire critique et philosophie de terrain, dans des lieux que les processus de globalisation soumettent corrélativement à la violence économique et à la violence des politiques migratoires.

PAUSES
VALÉRIE JOUVE
Exposition du 6 avril au 20 mai 2023

Comme disait Gertrude Stein, « un arbre n’est pas qu’un arbre n’est pas qu’un arbre ». À l’image d’une Figure, Personnage presque, on dirait qu’un pronom manque, pas tout à fait certain que ce soit « elle ». Si ça incarne une idée de résistance, c’est aussi car ça résiste à donner corps à l’Idée. Si ça c’est elle, image ou écorce ; lui, il n’est pas le Personnage de sa Figure, pas tout à fait. Ce qu’il y a à faire, on le devine, comme le Paysage, plus ou moins dévasté. Entretemps, en trois temps, ouvrir l’espace. Histoire de contredire, contre-cadrer, contre-montrer l’Histoire. Sans majuscule, celle des pauses qui déplacent : l’immobile bouge, verts gris noirs bruns ocres. Souvent brutale, toujours singulière, ne pas être implique une danse. « Ça ne va pas de Soi » comme disait l’autre écrit avec Minuscule. Comme « tronc », comme « feuilles », comme « rocher » ou « vague » qui soulève la terre.

OUVRAGES COURANTS
Driss Aroussi
Du 09 février au 18 mars 2023

Des séries de photographies montrent des visages, des corps, des objets, des lieux traversés ou habités par des hommes. Des portraits de travailleurs du bâtiment sur leurs chantiers, des vues de mazets où logent les travailleurs agricoles, des captures d’outils (2006), une maison obtenue par extension de caravane (2009) et enfin, à l’écran, le cinéma apparait (Sisyphe, 2018). Le travail de Driss Aroussi présente de multiples aspects pourtant une cohérence se dégage de l’ensemble du corpus exposé. Passer là, capter, rencontrer, côtoyer et être proche, enregistrer des présences, un état des choses et composer avec ou à partir de faits. Voilà ce qui est prégnant dans ces images. Du style documentaire au récit mythique, la démarche artistique de Driss Aroussi a de l’amplitude et invite à une réflexion de fond sur le visible et ses enjeux en matière notamment de photographie.

INVENTARIO ICONOCLASTA
DE LA INSURRECCION CHILENA
CELESTE ROJAS MUGICA

SUR UNE PROPOSITION DE MATHIEU CORP
EN PARTENARIAT AVEC L’UNIVERSITÉ D’AIX-MARSEILLE
Exposition du 19 janvier au 2 février 2023

Exposition dans le cadre du colloque « Archivo vital de la revuelta. Estéticas disidentes del octubre chileno », organisé par l’Université d’Aix-Marseille


Les images présentées sont issues d’une archive visuelle créée par l’artiste Celeste Rojas Mugica et intitulée Inventario Iconoclasta de la Insurrección Chilena. Cette archive en ligne documente la diversité des gestes iconoclastes perpétrés par les manifestant·e·s sur la statuaire publique depuis le mois d’octobre 2019, qui a vu naître l’un des plus vastes mouvements sociaux de l’histoire du Chili. L’artiste a créé cette archive en ligne en retravaillant des centaines de photographies collectées sur les réseaux sociaux et prises par les manifestant·e·s. La profusion des images et la forme de l’archive rendent compte de l’ampleur de la révolte et donnent à voir la variété des interventions sur la statuaire publique. Destruction, mutilation, décapitation, travestissement, sont autant d’expressions d’un rejet du discours identitaire nationaliste, colonial et patriarcal véhiculé par la statuaire publique. Mais l’iconoclasme à son tour s’approprie, transforme, rebaptise et subvertit les monuments pour pluraliser les imaginaires de la nation et projeter dans l’espace public disputé les transformations désirées par les manifestant·e·s.

ATLAS, HERBIERS ET RITUELS – SUITE ET FIN
COLLECTIF C3
Exposition du 8 au 24 décembre 2022

« Ce projet est né en 2018 de discussions entre amis, tout à la fois naturalistes, cueilleurs et photographes amateurs. Il s’agissait alors simplement de réaliser des cyanotypes de la flore remarquable de Camargue. Nous avons été inspirés par les premiers cyanotypes, réalisés en 1847 par Anna Atkins, concrétisation de recherches autour du bleu de Prusse menées aux 18ème et 19ème siècles à travers l’Europe par différents chimistes. Ces cyanotypes ont été à la source de son livre publié à titre privé, Photographs of British Algae: Cyanotype Impressions, considéré comme le premier à être illustré d’images photographiques. Les plantes sont protégées, il nous est interdit de les cueillir. Nous devons donc systématiquement aller sur le terrain afin de réaliser les cyanotypes. Nous faisons les premiers tests en février 2019. Nous nous rendons très vite compte qu’il n’existe pas vraiment de liste de ces plantes. Nous la construisons progressivement en nous appuyant sur différentes sources : l’Inventaire National du Patrimoine Naturel (INPN), le livre des « Plantes remarquables des Bouches-du-Rhône » et finalement un accès à SILENE, une base de données en ligne d’observations datées et précisément localisées, un précieux sésame. Nous parvenons ainsi à un ensemble d’une centaine de plantes catégorisées suivant leur degré de conservation (préoccupation mineure, vulnérables, protégée, en danger, en danger critique) et la répartition géographique de ce degré (France, PACA, Bouches-du-Rhône). Certaines plantes peuvent être en danger en PACA mais pas ailleurs en France, par exemple. Par contre si elle est en danger en France, elle le sera sur tout le territoire et donc en PACA, dans les Bouches-du-Rhône.  »
Collectif C3

LES RUISSEAUX D’ATHÈNES
SYLVAIN MAESTRAGGI
Du 20 octobre au 3 décembre 2022

Dans Les ruisseaux d’Athènes, Sylvain Maestraggi prolonge son exploration des paysages nées de l’urbanisme moderne.
 L’exposition restitue ces explorations photographiques qui mettent en jeu le regard que nous portons sur le contexte urbain et la place qu’y tient la nature, à la fois comme forme et force survivantes d’un paysage disparu, d’une géographie souterraine, et comme utopie d’un monde réconcilié où l’habitat ne serait plus destructeur du milieu naturel dont nous dépendons. Athènes possède de ce point de vue une double valeur symbolique : celle d’être une ville de fondation – à l’origine de « notre civilisation » ; et celle d’une capitale moderne, intégralement née de l’urbanisme des 19e et du 20e siècles et de ses suites. Sylvain Maestraggi mène un travail artistique à la rencontre de la photographie et de l’écriture, qui s’appuie sur la pratique de la marche et la recherche documentaire.

DELPHINE FESTIN
DELPHINE BRETESCHÉ

Exposition du 15 septembre au 15 octobre 2022
en partenariat avec La Marelle

Zoème présente une partie du Journal dessiné de Delphine Bretesché, dont l’oeuvre brasse de matériaux divers (texte, voix, dessins). Dans son travail graphique, comme dans sa poésie, « tout ce qui se passe se transforme en carburant et entre directement dans le moteur du projet. Toute la vie. » (Extrait de Marseille Festin, éditions Lanskine, 2020). Ainsi le fait d’amener l’atelier dans d’autres lieux et de rencontrer d’autres personnes est au cœur de sa demarache. Delphine Bretesché noue ainsi des liens avec des lieux et avec les amis ou les inconnus qui l’accueillent pour, depuis la table qui lui sert de point de vue, rendre compte d’un quotidien, par des objets, par des moments, par une lumière : la vie se manifeste dans un désordre joyeux ou bien fiévreux. La ligne noire du rotring 03 semble relier le tout pour proposer une sorte de portrait en retrait.

PHOTOCOPIE / OLYMPIC HOPES
NIKOLAY GEORGIEV
Exposition du 9 juin au 10 septembre 2022

En 1989, après 45 ans de régime communiste, la Bulgarie a entamé sa transition vers l’économie de marché. Comme dans d’autres pays d’Europe de l’Est, ce changement est marqué par l’enthousiasme et l’espoir d’une démocratisation du système politique. Cependant, l’absence de société civile structurée et l’emprise persistante des anciens services secrets dans la société post-soviétique compliquent rapidement l’émergence d’institutions démocratiques. L’absence de débat public sur ces sujets et la dégradation progressive du système éducatif sont à l’origine d’une nouvelle culture de masse locale, glorifiant les symboles du crime organisé, l’abus de pouvoir et le machisme. Cette culture a d’abord été méprisée par l’intelligentsia du pays, qui n’a pas pris la mesure de l’attractivité d’un enrichissement rapide sur les plus jeunes. La combinaison de ces différents facteurs a contribué fortement à redéfinir l’identité culturelle bulgare. Le titre Olympic Hopes (Олимпийски Надежди) fait référence au nom de l’école de préparation des sportifs professionnels. Une grande partie du crime organisé bulgare des années 1990 est issue de ce milieu. L’exposition présente des images documentaires photocopiées en noir et blanc, qui empruntent l’esthétique de l’univers de la harsh noise/power electronics. Ils sont accompagnés d’archives et documents divers (LP’s, cassettes, zines, affiches) conçus et produits par Nikolay Georgiev. Il propose ainsi une réflexion sur la capacité des sujets à s’inscrire dans le cadre de l’industrie culturelle occidentale.
_
Né en Bulgarie, Nikolay Georgiev vit et travaille à Paris. Diplômé des Beaux-Arts de Paris en 2015 et de la Faculté des Arts – Université de Sofia en 2009. Sa démarche artistique se situe entre l’installation, le dessin, l’image et la création sonore. En 2016, Saas-Fee Summer Institute of Art lui accorde une résidence et une bourse à Berlin. En 2021 son travail est présenté par la galerie Spas Setun à Moscou.