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FAST CITIES, SLOW RIVER

Morten Andersen

Exposition du 17 octobre au 30 novembre 2019

Plus de la moitié de la population de la planète vit désormais dans les villes, dont les grandes mégalopoles de l’Asie, l’Afrique et l’Amérique du Sud. Dans ces immenses agglomérations urbaines, la surpopulation, la pauvreté, le logement, le transport, l’insalubrité, l’approvisionnement en énergie et les inégalités sociales posent d’importants défis. Entre 2015 et 2016, Morten Andersen s’est rendu à Mexico city, Le Caire, Bombay, Calcutta, Dacca, Shanghai, Sao Paulo, Jakarta et Lagos pour y photographier la vie sous toutes ses formes. Deux ans plus tard, en 2018, il publie Fast cities (Journal), livre qui rassemble plus de 200 photographies issues de ses divers voyages: réalisées avec un petit appareil numérique, les images sont brutes, brutales parfois dans leur crudité; le travail sur la couleur (dominante bleue) et les textures (les pixels sont parfois visibles : ils semblent déréaliser l’image) sont extrêmement soignés. Entre bruit et fureur, on est parfois proches de l’univers du cyber-punk (Blade-runner, Substance mort). Entremêlées à ces images urbaines, seront exposées à Zoème quelques photographies issues de Leira, travail sur les paysages autour de la rivière de sa région natale en Norvège, que Morten Andersen réalisa entre 2005 et 2006.

© Morten Andersen

Morten Andersen est né à Akershus, en Norvège, en 1965. Dans les années 80, il collabore dans plusieurs fanzines et commence à photographier la scène punk-rock norvégienne. En 1990 il s’installe à New York pour étudier à l’International Center of Photography. Il expose pour la première fois à Oslo en 1992. Depuis, son travail a été exposé un peu partout dans le monde (Nouvelle-Zélande, France, Allemagne, Russie, Angleterre, etc). Il a publié 21 livres, dont Fast City (1999), Days of Night (2003), Leira (2006), Black and blue (2011), Country Rock (2017) et Fast cities (2018).
AVEC LE SOUTIEN DE L’OFFICE FOR CONTEMPORARY ART NORWAY

ÉCHOS DE LA POUSSIÈRE ET DE LA FRANCTURATION

ALAIN WILLAUME

Exposition du 27 juin au 30 septembre 2019

Invité à réfléchir, dans le cadre du Social Landscape Project, sur les menaces d’exploitation du gaz de schiste par la société Shell dans la région semi-désertique du Karoo en Afrique du Sud, Alain Willaume invente une métaphore évanescente et interroge un territoire hanté par les soupçons et les angoisses émanant des habitants rencontrés au hasard des pistes. Ses images – dont les tons riches n’ont volontairement ni noirs ni blancs – résonnent des échos d’une menace environnementale d’une actualité brûlante et chantent la grâce infinie d’un paysage en sursis. Des images de cette série ont notamment été exposées à Paris Photo et dans le cadre de l’exposition Autophoto à la Fondation Cartier où elles font depuis partie des collections de la Fondation.
Dans le cadre du vernissage, aura lieu une projection de la série « P.H.O.T.O.G.R.A.P.H.I.E.R » d’Alain Willaume, accompagnée d’une lecture de Gerard Haller. Le photographe et le poète ont collaboré à plusieurs reprises. Selon Alain Willaume: « Les mots de Gérard Haller forment un écho à mes images, ils résonnent autour d’elles comme les ondes d’un cri dans la montagne, rebondissent et se diffractent sur les parois des pics. »

© Alain Willaume
Alain Willaume vit et travaille à Paris. Membre du collectif Tendance Floue depuis 2010. Débute la photographie en 1972. En janvier 2019, les Éditions Xavier Barral consacrent une importante monographie rétrospective à l’œuvre d’Alain Willaume. S’adossant au réel mais loin de toute notion documentaire, le travail du photographe est habité par la métaphore. Farouche expérimentateur de formes, il développe une œuvre singulière en prise avec le monde qu’il sillonne et observe avec attention. Sous l’influence de longs voyages et à l’écart des courants, il dresse une cartographie personnelle faite d’images énigmatiques et engagées qui toutes racontent la violence et la vulnérabilité du monde et des humains qui l’habitent. Alain Willaume est également commissaire d’exposition, directeur artistique et enseignant (Haute école des arts du Rhin de Strasbourg de 2003 à 2014 et École nationale supérieure d’art et de design de Nancy depuis 2013). Il a été l’un des commissaires du programme d’expositions INDIA qu’il a initié aux Rencontres d’Arles 2007 et a publié à cette occasion India Now aux Éditions Textuel. En 2008 en Inde, il a également été directeur artistique de India Photo Now, une année de photographie. Une première monographie, Bords du gouffre, a été publiée aux Éditions Textuel et exposée aux Rencontres d’Arles en 2003. Il a remporté le Prix Kodak de la critique photographique 1979, ainsi que le premier prix, catégorie Portraits, du Sony World Photography Award 2011.
Né en 1952 à Bitche, Gérard Haller a étudié la philosophie à Strasbourg. En 1980, il fonde la compagnie Théâtre en hiver et écrit d’abord durant une dizaine d’années pour le théâtre – notamment Gmund (Paris 1986) et Figuren (Avignon 1987) –, montages de textes qu’il met en scène avec l’artiste plasticienne Sylvie Blocher. Depuis 1985, vit et travaille à Paris. Auteur de deux récits – Commun des mortels (2004) et Deux dans la nuit (2010), publiés chez Galilée –, il écrit cependant surtout de la poésie : Météoriques (2001), préfacé par Jean-Luc Nancy et édité par Alain Veinstein chez Seghers ; all/ein (2003), Fini mère (2007) et Le grand unique sentiment (2018), tous chez Galilée ; mbo (2018), Harpo &.

LA TERRE OÙ EST NÉ LE SOLEIL

JULIEN LOMBARDI

Exposition du 16 mai au 22 juin

La terre où est né le soleil est un travail en cours dans lequel Julien Lombardi documente l’existence fragile d’une terre sacrée dans un monde global.

Enclavé dans une vallée désertique du centre du Mexique, Wirikuta est un lieu de pèlerinage et de culte pour les indiens Huichols. De la Conquista à l’ère industrielle, ce territoire s’est ouvert à de nouvelles communautés sans perdre son intégrité, ni sa vocation spirituelle. A présent, ces terres sont l’objet de toutes les convoitises et elles sont le théâtre d’une lutte où s’affrontent des conceptions du monde irréconciliables. Plutôt que prendre parti pour les uns ou pour les autres, l’intention de ce travail se résume ici à une question : comment pouvons-nous envisager un avenir commun sans comprendre comment nous construisons notre présent ? Après deux années d’investigation, ce projet prend la forme d’un récit polyphonique et spéculatif. Il propose une traversée des cultures, des croyances, des activités et des relations qui coexistent dans ce lieu si particulier. Avec des photographies, des vidéos et toutes sortes de documents numérisables, Julien Lombardi tente d’expérimenter les dialogues possibles entre les imaginaires et les sensibilités qui façonnent quotidiennement cette terre sacrée. 

© Julien Lombardi

Diplômé d’une Maîtrise d’Ethnologie, Julien Lombardi appréhende la photographie comme un outil d’expérimentation et d’investigation visuelle. Son travail est découvert d’un large public grâce à la Bourse du Talent dont il est lauréat en 2009 avec sa série Artefact, travail d’exploration nocturne qui sonde l’espace rural et repose sur une collection d’objets libérés de leur utilité. Depuis, il expose régulièrement ses travaux dans des galeries, des festivals et des centres d’art en France et à l’étranger. Parmi ses travaux : Dérive, réalisé en 2010, qui s’empare des notions de décor et d’artifice et fait apparaître la ville comme un espace scénographique sans usage ; Processing Landscape (2012-2013), qui questionne la fabrique d’images sans références au réel ; L’Inachevé (2012-2015), projet de recherche documentaire en Arménie publié chez l’éditeur Le Bec en l’Air en 2017 ; EgoTour (2016) analyse l’impact de l’industrie touristique sur nos sociétés et nos représentations de l’ailleurs en enquêtant sur le site des Pyramides de Gizeh.


SOUS LE VENT

Pascal Grimaud
Exposition du 21 mars au 4 mai 2019

Longtemps idéalisée, fictionnée ou romancée, la Provence de Mistral, entre Rhône, Durance et Alpilles ne cesse, comme l’ensemble du territoire, de muter. Entre métropole tentaculaire, villages accaparés par de riche propriétaires, agriculteurs à la peine, ces paysages de carte postale offrent d’une part un semblant de résistance sous la forme d’un décorum muséal de leur centre ville, et d’autre part cèdent les terres agricoles délaissées pour de l’habitat pavillonnaire.  Une géographie politique de la vacuité se substitue à un paysage vernaculaire et sa poésie de l’aléatoire. Au moyen de deux séries photographiques complémentaires, Pascal Grimaud cherche à rendre compte de cette évolution sourde: d’une part, des paysages vernaculaires photographiés à la chambre, en noir et blanc; d’autre part, des photographies couleurs des nouvelles constructions pavillonnaires. Un inventaire du lent grignotage de la campagne rêvée où le parpaing et le bitume remplace les haies et la terre retournée. Ou les villages réinventent malgré eux la banlieue.

Après avoir collaboré avec une agence de presse, Pascal Grimaud se consacre à des projets au long cours. Il voyage successivement à Madagascar, Cuba, en Haïti, Roumanie, au Vénézuela et en Afrique de l’Ouest. En 2001, il obtient le prix Révélation du festival Terres d’images de Biarritz. Il a publié plusieurs ouvrages : Le bateau ivre (Images en manœuvres, 2004), Filles de lune (Images en manœuvres, 2005), Maiden Africa (Trans Photographic Press, 2009), Mada 67 (Nocomment edition, 2014), Le temps présent (Filigranes, 2016). En 2015, il publie chez Zoème le Cahier n° 5 (coproduction Zoème-Filigranes éditions), qui retrace une résidence du photographe sur le territoire du Département des Bouches-du-Rhône.


©Pascal Grimaud


DEPUIS NOAILLES

EXPOSITION
DU 24 janvier au 3 mars 2019

Vernissage le jeudi 24 janvier à partir de 18h

Suite aux effondrements survenus dans la rue d’Aubagne le 5 novembre 2018, Zoème expose une série de travaux ayant pour axe les questions de l’habitat et de l’habiter.

L’exposition s’articulera autour du travail photographique réalisé par Franck Pourcel en 2006-2007 dans le quartier de Noailles, qui avait donné lieu à la publication du livre De Gré ou de force – Noailles à l’heure de la réhabilitation (Éditions P’tits papiers, 2007).

© Franck Pourcel


CE QUI POURRAIT ÊTRE

Agathe Rosa & Clara de Asís
DU 18 octobre AU 1er DÉCEMBRE 2018

À l’occasion de leur première exposition personnelle à Marseille, et prenant le parti d’explorer l’architecture du lieu, Agathe Rosa et Clara de Asís s’associent pour développer une installation lumineuse et sonore in-situ dans l’espace de la galerie Zoème.

© Agathe Rosa


À lire : https://lintervalle.blog/tag/editions-zoeme/

Articles de Fabien Ribery à propos des éditions Zoème


ISRAEL ARIÑO

Exposition DU 10 MAI AU 30 JUIN / PAC 2018

La pesanteur du lieu