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LA TERRE OÙ EST NÉ LE SOLEIL

JULIEN LOMBARDI

Exposition du 16 mai au 22 juin

La terre où est né le soleil est un travail en cours dans lequel Julien Lombardi documente l’existence fragile d’une terre sacrée dans un monde global.

Enclavé dans une vallée désertique du centre du Mexique, Wirikuta est un lieu de pèlerinage et de culte pour les indiens Huichols. De la Conquista à l’ère industrielle, ce territoire s’est ouvert à de nouvelles communautés sans perdre son intégrité, ni sa vocation spirituelle. A présent, ces terres sont l’objet de toutes les convoitises et elles sont le théâtre d’une lutte où s’affrontent des conceptions du monde irréconciliables. Plutôt que prendre parti pour les uns ou pour les autres, l’intention de ce travail se résume ici à une question : comment pouvons-nous envisager un avenir commun sans comprendre comment nous construisons notre présent ? Après deux années d’investigation, ce projet prend la forme d’un récit polyphonique et spéculatif. Il propose une traversée des cultures, des croyances, des activités et des relations qui coexistent dans ce lieu si particulier. Avec des photographies, des vidéos et toutes sortes de documents numérisables, Julien Lombardi tente d’expérimenter les dialogues possibles entre les imaginaires et les sensibilités qui façonnent quotidiennement cette terre sacrée. 

© Julien Lombardi

Diplômé d’une Maîtrise d’Ethnologie, Julien Lombardi appréhende la photographie comme un outil d’expérimentation et d’investigation visuelle. Son travail est découvert d’un large public grâce à la Bourse du Talent dont il est lauréat en 2009 avec sa série Artefact, travail d’exploration nocturne qui sonde l’espace rural et repose sur une collection d’objets libérés de leur utilité. Depuis, il expose régulièrement ses travaux dans des galeries, des festivals et des centres d’art en France et à l’étranger. Parmi ses travaux : Dérive, réalisé en 2010, qui s’empare des notions de décor et d’artifice et fait apparaître la ville comme un espace scénographique sans usage ; Processing Landscape (2012-2013), qui questionne la fabrique d’images sans références au réel ; L’Inachevé (2012-2015), projet de recherche documentaire en Arménie publié chez l’éditeur Le Bec en l’Air en 2017 ; EgoTour (2016) analyse l’impact de l’industrie touristique sur nos sociétés et nos représentations de l’ailleurs en enquêtant sur le site des Pyramides de Gizeh.


SOUS LE VENT

Pascal Grimaud
Exposition du 21 mars au 4 mai 2019

Longtemps idéalisée, fictionnée ou romancée, la Provence de Mistral, entre Rhône, Durance et Alpilles ne cesse, comme l’ensemble du territoire, de muter. Entre métropole tentaculaire, villages accaparés par de riche propriétaires, agriculteurs à la peine, ces paysages de carte postale offrent d’une part un semblant de résistance sous la forme d’un décorum muséal de leur centre ville, et d’autre part cèdent les terres agricoles délaissées pour de l’habitat pavillonnaire.  Une géographie politique de la vacuité se substitue à un paysage vernaculaire et sa poésie de l’aléatoire. Au moyen de deux séries photographiques complémentaires, Pascal Grimaud cherche à rendre compte de cette évolution sourde: d’une part, des paysages vernaculaires photographiés à la chambre, en noir et blanc; d’autre part, des photographies couleurs des nouvelles constructions pavillonnaires. Un inventaire du lent grignotage de la campagne rêvée où le parpaing et le bitume remplace les haies et la terre retournée. Ou les villages réinventent malgré eux la banlieue.

Après avoir collaboré avec une agence de presse, Pascal Grimaud se consacre à des projets au long cours. Il voyage successivement à Madagascar, Cuba, en Haïti, Roumanie, au Vénézuela et en Afrique de l’Ouest. En 2001, il obtient le prix Révélation du festival Terres d’images de Biarritz. Il a publié plusieurs ouvrages : Le bateau ivre (Images en manœuvres, 2004), Filles de lune (Images en manœuvres, 2005), Maiden Africa (Trans Photographic Press, 2009), Mada 67 (Nocomment edition, 2014), Le temps présent (Filigranes, 2016). En 2015, il publie chez Zoème le Cahier n° 5 (coproduction Zoème-Filigranes éditions), qui retrace une résidence du photographe sur le territoire du Département des Bouches-du-Rhône.


©Pascal Grimaud


DEPUIS NOAILLES

EXPOSITION
DU 24 janvier au 3 mars 2019

Vernissage le jeudi 24 janvier à partir de 18h

Suite aux effondrements survenus dans la rue d’Aubagne le 5 novembre 2018, Zoème expose une série de travaux ayant pour axe les questions de l’habitat et de l’habiter.

L’exposition s’articulera autour du travail photographique réalisé par Franck Pourcel en 2006-2007 dans le quartier de Noailles, qui avait donné lieu à la publication du livre De Gré ou de force – Noailles à l’heure de la réhabilitation (Éditions P’tits papiers, 2007).

© Franck Pourcel


CE QUI POURRAIT ÊTRE

Agathe Rosa & Clara de Asís
DU 18 octobre AU 1er DÉCEMBRE 2018

À l’occasion de leur première exposition personnelle à Marseille, et prenant le parti d’explorer l’architecture du lieu, Agathe Rosa et Clara de Asís s’associent pour développer une installation lumineuse et sonore in-situ dans l’espace de la galerie Zoème.

© Agathe Rosa


À lire : https://lintervalle.blog/tag/editions-zoeme/

Articles de Fabien Ribery à propos des éditions Zoème


ISRAEL ARIÑO

Exposition DU 10 MAI AU 30 JUIN / PAC 2018

La pesanteur du lieu