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COMME

Emma Grosbois

Exposition du vendredi 28 août au 3 octobre 2020

Emma Grosbois commence en 2013 un travail sur les autels domestiques à Palerme. Ce travail sur l’iconographie religieuse se prolonge en 2016 et 2017 à Beyrouth (Ceux qui nous regardent, qui reçoit le soutien du Cnap). Or ce ne sont que deux volets d’un travail de longue haleine qui s’est poursuivi à Florence d’abord et puis à Marseille, et qui porte sur « la ville méditerranéenne », sujet générique, conçue en tant que palais de mémoire, et donc en tant qu’objet éminemment imaginaire. « J’arrive aux domaines et aux vastes palais de la mémoire où se trouvent les trésors d’innombrables images qu’on y a apportées en les tirant de toutes les choses perçues par les sens […] Et moi avec la main de l’esprit, je les chasse du visage du souvenir, jusqu’à ce que celle que je cherche se dévoile » (Confessions, X, 8): cette citation de Saint Augustin qu’Emma Grosbois a choisie pour accompagner ses images permet en effet de mieux cerner son approche du phénomène urbain, qui relève de la psycho-géographie et articule, en engageant un dialogue parfois vertigineux avec l’histoire de l’art et de la photographie, deux archéologies : celle des lieux (aussi bien intimes que publics) et celle du regard (et son hypothétique sujet). La ville en tant qu’image d’images (constamment réagencées) et multiplicité de points de vue (emboîtés ou télescopés les uns dans les autres). Pli, replis, et répliques : jeu baroque d’envois et renvois qui se projettent à l’infini.

© Emma Grosbois

Emma Grosbois s’intéresse depuis plusieurs années aux usages de l’iconographie religieuse dans les villes du pourtour méditerranéen. En 2013, elle commence un travail sur les autels domestiques à Palerme. Lieux de culte intime, où cohabitent souvent les représentations de saints et de personnalités locales, les autels constituent une sorte de labyrinthe du regard, qui permet de questionner notre rapport aux images. Les photographies d’Emma Grosbois se présentent en ce sens comme autant de mises en abyme, où la limite entre voir et être vu, entre objet et sujet, devient extrêmement floue. En parallèle à ce travail, Emma Grosbois photographie entre 2016 et 2017 la statuaire publique du centre ville marseillais en suivant les codes de la carte postale. Elle a ensuite rassemblé dix de ces photographies dans une pochette fabriquée de manière artisanale et imprimée sur les presses typographiques de l’Annexe à Marseille (avec la complicité d’Éric Pesty et de Grégoire Sourice), sous le titre 10 Vues de Marseille. Lors de la parution de cet ouvrage en 2018, Zoème accueille son exposition Photographie Véritable. Son travail a été exposé en France, en Italie et au Liban.


NEOs

Ezio d’Agostino

Exposition du jeudi 12 mars au 1er juillet 2020

En 2016, le Luxembourg a rendu publique son programme SpaceResources, le premier programme spatial pour l’exploitation minière des astéroïdes et des objets spatiaux proches de la Terre (en anglais NEOs : Near Earth Objects). Ce programme est conduit par le gouvernement luxembourgeois à travers une stricte collaboration avec les géants du capitalisme technologique mondiale – Ebay, Paypal, Amazon, Google… – et financé par les plus puissantes banques d’investissement telles que Morgan Stanley ou Goldman Sachs. Mis entre les mains de sociétés privées, ce programme est ainsi destiné à devenir l’une des activités les plus lucratives de la seconde moitié de notre siècle. Le projet NEOs vise à raconter cette aventure spatiale avec une approche diachronique, en analysant le processus de construction et de dématérialisation de la richesse au Luxembourg : à partir de celle produite par la matière tangible à l’ère industrielle, jusqu’à sa transformation en valeur pure à l’ère capitaliste, jusqu’à la prochaine capitalisation de l’espace de la part de la finance mondiale. Considérant le Grand-Duché comme un paradigme de l’évolution des nos sociétés occidentales, NEOs souhaite être une hypothèse visuelle sur la future « capitalisation de l’espace », une illusion de progrès construite sur les vestiges visibles de notre époque, un objet trop proche de la Terre pour être regardé avec la bonne distance.

© Ezio d’Agostino

Ezio D’Agostino (Italie, 1979): après une formation en Archéologie à l’Université de Florence, il étudie à la Scuola Romana di Fotografia de Rome et suit les workshops de Guido Guidi, Guy Tillim, Rob Hornstra, Andrew Phelps et Donald Weber. Sa démarche photographique, dérivant de sa formation d’archéologue, s’insère dans la photographie documentaire ayant comme sujet le paysage contemporain. Ses photographies ont été exposées dans plusieurs festivals internationaux et au sein de grandes institutions, parmi lesquels : Noorderlicht International Festival (Pays-Bas), International Center of Photography (USA), GetxoPhoto (Espagne), Centre National de l’Audiovisuel (Luxembourg), Le Bal (France), FotoGrafia Festival Internazionale di Roma (Italie), Paris Photo (France), FotoLeggendo (Italie), Biennale d’Architecture de Venise (Italie). Parmi les prix et les mentions qu’il a reçu : Getxophoto, Portfolio Night, Call for Entry Award – Festival Internazionale di Roma, Prix HSBC pour la Photographie, Kassel Dummy Award, Prix SFR Paris Photo. Il collabore en tant qu’éditeur à Genda Magazine, un magazine croisant la relation entre la culture est et ouest.


ZOÈME SESSIONS

Etienne de Vilars, Valérie Horwitz, Fleur D, Cyrille Choupas, Samuel Saada

Exposition du 6 février au 1er Mars 2020

ZOÈME SÉSSIONS
Depuis son ouverture, l’association Zoème accueille des photographes plusieurs samedis par mois pour travailler sur la sélection et l’éditing d’images. Au fil des séances, quelques travaux ont attiré notre attention, notamment ceux de Etienne de Villars, Valérie Horwitz, Fleur D, Cyrille Choupas et Samuel Saada. On a souhaité leur proposer un temps de travail en commun dans l’espace de la galerie, qui deviendra, du 28 janvier au 5 février, un laboratoire de recherche. À l’issue de cet atelier, une installation sera proposée au public à partir du jeudi 6 février à 18h.

Etienne de Villars : Né à Nantes en 1988, Etienne de Villars apprend la photographie en autodidacte en parallèle de son métier de réalisateur radio. Il publie ses photos dans la presse avant de s’orienter en 2016 vers une démarche plus personnelle. Il a collaboré avec le collectif Tendance floue autour d’une exposition visuelle et sonore d’Alain Willaume et Bertrand Meunier sur la Seine-Saint-Denis. En 2018, il est invité en résidence par l’artiste Pina Wood pour une recherche photographique sur le territoire du Sidobre (Tarn). Etienne vit et travaille à Marseille, où il donne des ateliers son et photo en milieu carcéral. Son travail se situe à mi-chemin entre la photographie documentaire et une pratique d’ordre lyrique. Sa série « Kalliste » est un hommage à une jeunesse qui assiste debout à l’effondrement de son monde. Ce travail au long cours rejoint une recherche plus générale de l’auteur sur l’enracinement et les processus d’individuation.

Valérie Horwitz : Née en 1972, Valérie Horwitz vit et travaille à Marseille. Diplômée en communication elle recentre sa vie autour de la création en 2012 et obtient un diplôme des Beaux Arts de l’école d’art d’Aix en Provence en 2015. Son travail est axé sur la fragilité du corps et les différents types d’enfermements et il a été exposé au Mucem, au Musée d’Histoire de Marseille, et la Street Level Photoworks de Glasgow parmi d’autres. Intervenante en milieu scolaire et universitaire, elle travaille pour diverses structures départementales. Les thèmes qui habitent son travail l’ont amenée à d’autres collaborations, notamment avec le milieu psychiatrique et carcéral.

Fleur D est artiste et éditrice. Elle développe ses recherches sur l’image à travers l’hybridité des média et des formes. Ses images se déploient dans des installations qui mêlent impressions et tirages photographiques, dessins, textes, vidéos et créations sonores. Elle s’intéresse aux pratiques éditoriales dans toute leur diversité, et publie ses projets et des travaux d’autres artistes avec sa maison d’édition Owl’s Edition. Ses photographies et vidéos ont été présentés récemment dans le cadre du festival Photo Marseille 2019 et dans le cadre du projet Déplacer l’horizon à Marseille, à Helsinki et à Rabat.

Cyrille Choupas : « Mon parcours universitaire a été l’occasion d’amorcer un ensemble de recherches théoriques autour de la notion d’imaginaire et sur sa materia prima qu’est l’image. Travaux à la frontière entre anthropologie, philosophie et esthétique, ces écrits tentèrent d’en faire une archéologie. Constructions d’icônes, érections de figures, l’image y est pensée comme forge, lieu de la composition d’identités sociales et individuelles ; un espace de fabrication d’archétypes voire de stéréotypes devenant des modèles à incarner, sur lesquels se calquent nos devenirs. A la suite de ces premiers travaux, mon entrée dans le monde professionnelle de la photographie m’a mené à produire des images pour la presse, le marché culturel et autres agences de communication. Un constat : face à cette surproduction d’images, dont je suis dorénavant un des acteurs, la nécessité d’en réaliser une critique. Alors, faire ces pas de côtés, tels les prémices de cette série présentée, des saillies qui renouent avec mes premiers écrits : créer des œuvres qui mettent en tension nos imaginaires, qui nous interrogent sur les rapports que nous entretenons avec, réaliser ici une critique de l’image par l’image. »

Samuel Saada commence à photographier en 2013 lors d’un voyage au Brésil. En 2015, il fait son premier voyage en Israël, où il décide de s’installer l’année suivante. Confronté à un monde qui lui est aussi étranger que familier, il accumule pendant quatre ans des centaines d’images, qui révèlent parfois des aspects méconnus de la société israélienne.


FAST CITIES, SLOW RIVER

Morten Andersen

Exposition du 17 octobre au 30 novembre 2019

Plus de la moitié de la population de la planète vit désormais dans les villes, dont les grandes mégalopoles de l’Asie, l’Afrique et l’Amérique du Sud. Dans ces immenses agglomérations urbaines, la surpopulation, la pauvreté, le logement, le transport, l’insalubrité, l’approvisionnement en énergie et les inégalités sociales posent d’importants défis. Entre 2015 et 2016, Morten Andersen s’est rendu à Mexico city, Le Caire, Bombay, Calcutta, Dacca, Shanghai, Sao Paulo, Jakarta et Lagos pour y photographier la vie sous toutes ses formes. Deux ans plus tard, en 2018, il publie Fast cities (Journal), livre qui rassemble plus de 200 photographies issues de ses divers voyages: réalisées avec un petit appareil numérique, les images sont brutes, brutales parfois dans leur crudité; le travail sur la couleur (dominante bleue) et les textures (les pixels sont parfois visibles : ils semblent déréaliser l’image) sont extrêmement soignés. Entre bruit et fureur, on est parfois proches de l’univers du cyber-punk (Blade-runner, Substance mort). Entremêlées à ces images urbaines, seront exposées à Zoème quelques photographies issues de Leira, travail sur les paysages autour de la rivière de sa région natale en Norvège, que Morten Andersen réalisa entre 2005 et 2006.

© Morten Andersen

Morten Andersen est né à Akershus, en Norvège, en 1965. Dans les années 80, il collabore dans plusieurs fanzines et commence à photographier la scène punk-rock norvégienne. En 1990 il s’installe à New York pour étudier à l’International Center of Photography. Il expose pour la première fois à Oslo en 1992. Depuis, son travail a été exposé un peu partout dans le monde (Nouvelle-Zélande, France, Allemagne, Russie, Angleterre, etc). Il a publié 21 livres, dont Fast City (1999), Days of Night (2003), Leira (2006), Black and blue (2011), Country Rock (2017) et Fast cities (2018).
AVEC LE SOUTIEN DE L’OFFICE FOR CONTEMPORARY ART NORWAY

ÉCHOS DE LA POUSSIÈRE ET DE LA FRANCTURATION

ALAIN WILLAUME

Exposition du 27 juin au 30 septembre 2019

Invité à réfléchir, dans le cadre du Social Landscape Project, sur les menaces d’exploitation du gaz de schiste par la société Shell dans la région semi-désertique du Karoo en Afrique du Sud, Alain Willaume invente une métaphore évanescente et interroge un territoire hanté par les soupçons et les angoisses émanant des habitants rencontrés au hasard des pistes. Ses images – dont les tons riches n’ont volontairement ni noirs ni blancs – résonnent des échos d’une menace environnementale d’une actualité brûlante et chantent la grâce infinie d’un paysage en sursis. Des images de cette série ont notamment été exposées à Paris Photo et dans le cadre de l’exposition Autophoto à la Fondation Cartier où elles font depuis partie des collections de la Fondation.
Dans le cadre du vernissage, aura lieu une projection de la série « P.H.O.T.O.G.R.A.P.H.I.E.R » d’Alain Willaume, accompagnée d’une lecture de Gerard Haller. Le photographe et le poète ont collaboré à plusieurs reprises. Selon Alain Willaume: « Les mots de Gérard Haller forment un écho à mes images, ils résonnent autour d’elles comme les ondes d’un cri dans la montagne, rebondissent et se diffractent sur les parois des pics. »

© Alain Willaume
Alain Willaume vit et travaille à Paris. Membre du collectif Tendance Floue depuis 2010. Débute la photographie en 1972. En janvier 2019, les Éditions Xavier Barral consacrent une importante monographie rétrospective à l’œuvre d’Alain Willaume. S’adossant au réel mais loin de toute notion documentaire, le travail du photographe est habité par la métaphore. Farouche expérimentateur de formes, il développe une œuvre singulière en prise avec le monde qu’il sillonne et observe avec attention. Sous l’influence de longs voyages et à l’écart des courants, il dresse une cartographie personnelle faite d’images énigmatiques et engagées qui toutes racontent la violence et la vulnérabilité du monde et des humains qui l’habitent. Alain Willaume est également commissaire d’exposition, directeur artistique et enseignant (Haute école des arts du Rhin de Strasbourg de 2003 à 2014 et École nationale supérieure d’art et de design de Nancy depuis 2013). Il a été l’un des commissaires du programme d’expositions INDIA qu’il a initié aux Rencontres d’Arles 2007 et a publié à cette occasion India Now aux Éditions Textuel. En 2008 en Inde, il a également été directeur artistique de India Photo Now, une année de photographie. Une première monographie, Bords du gouffre, a été publiée aux Éditions Textuel et exposée aux Rencontres d’Arles en 2003. Il a remporté le Prix Kodak de la critique photographique 1979, ainsi que le premier prix, catégorie Portraits, du Sony World Photography Award 2011.
Né en 1952 à Bitche, Gérard Haller a étudié la philosophie à Strasbourg. En 1980, il fonde la compagnie Théâtre en hiver et écrit d’abord durant une dizaine d’années pour le théâtre – notamment Gmund (Paris 1986) et Figuren (Avignon 1987) –, montages de textes qu’il met en scène avec l’artiste plasticienne Sylvie Blocher. Depuis 1985, vit et travaille à Paris. Auteur de deux récits – Commun des mortels (2004) et Deux dans la nuit (2010), publiés chez Galilée –, il écrit cependant surtout de la poésie : Météoriques (2001), préfacé par Jean-Luc Nancy et édité par Alain Veinstein chez Seghers ; all/ein (2003), Fini mère (2007) et Le grand unique sentiment (2018), tous chez Galilée ; mbo (2018), Harpo &.

LA TERRE OÙ EST NÉ LE SOLEIL

JULIEN LOMBARDI

Exposition du 16 mai au 22 juin

La terre où est né le soleil est un travail en cours dans lequel Julien Lombardi documente l’existence fragile d’une terre sacrée dans un monde global.

Enclavé dans une vallée désertique du centre du Mexique, Wirikuta est un lieu de pèlerinage et de culte pour les indiens Huichols. De la Conquista à l’ère industrielle, ce territoire s’est ouvert à de nouvelles communautés sans perdre son intégrité, ni sa vocation spirituelle. A présent, ces terres sont l’objet de toutes les convoitises et elles sont le théâtre d’une lutte où s’affrontent des conceptions du monde irréconciliables. Plutôt que prendre parti pour les uns ou pour les autres, l’intention de ce travail se résume ici à une question : comment pouvons-nous envisager un avenir commun sans comprendre comment nous construisons notre présent ? Après deux années d’investigation, ce projet prend la forme d’un récit polyphonique et spéculatif. Il propose une traversée des cultures, des croyances, des activités et des relations qui coexistent dans ce lieu si particulier. Avec des photographies, des vidéos et toutes sortes de documents numérisables, Julien Lombardi tente d’expérimenter les dialogues possibles entre les imaginaires et les sensibilités qui façonnent quotidiennement cette terre sacrée. 

© Julien Lombardi

Diplômé d’une Maîtrise d’Ethnologie, Julien Lombardi appréhende la photographie comme un outil d’expérimentation et d’investigation visuelle. Son travail est découvert d’un large public grâce à la Bourse du Talent dont il est lauréat en 2009 avec sa série Artefact, travail d’exploration nocturne qui sonde l’espace rural et repose sur une collection d’objets libérés de leur utilité. Depuis, il expose régulièrement ses travaux dans des galeries, des festivals et des centres d’art en France et à l’étranger. Parmi ses travaux : Dérive, réalisé en 2010, qui s’empare des notions de décor et d’artifice et fait apparaître la ville comme un espace scénographique sans usage ; Processing Landscape (2012-2013), qui questionne la fabrique d’images sans références au réel ; L’Inachevé (2012-2015), projet de recherche documentaire en Arménie publié chez l’éditeur Le Bec en l’Air en 2017 ; EgoTour (2016) analyse l’impact de l’industrie touristique sur nos sociétés et nos représentations de l’ailleurs en enquêtant sur le site des Pyramides de Gizeh.


SOUS LE VENT

Pascal Grimaud
Exposition du 21 mars au 4 mai 2019

Longtemps idéalisée, fictionnée ou romancée, la Provence de Mistral, entre Rhône, Durance et Alpilles ne cesse, comme l’ensemble du territoire, de muter. Entre métropole tentaculaire, villages accaparés par de riche propriétaires, agriculteurs à la peine, ces paysages de carte postale offrent d’une part un semblant de résistance sous la forme d’un décorum muséal de leur centre ville, et d’autre part cèdent les terres agricoles délaissées pour de l’habitat pavillonnaire.  Une géographie politique de la vacuité se substitue à un paysage vernaculaire et sa poésie de l’aléatoire. Au moyen de deux séries photographiques complémentaires, Pascal Grimaud cherche à rendre compte de cette évolution sourde: d’une part, des paysages vernaculaires photographiés à la chambre, en noir et blanc; d’autre part, des photographies couleurs des nouvelles constructions pavillonnaires. Un inventaire du lent grignotage de la campagne rêvée où le parpaing et le bitume remplace les haies et la terre retournée. Ou les villages réinventent malgré eux la banlieue.

Après avoir collaboré avec une agence de presse, Pascal Grimaud se consacre à des projets au long cours. Il voyage successivement à Madagascar, Cuba, en Haïti, Roumanie, au Vénézuela et en Afrique de l’Ouest. En 2001, il obtient le prix Révélation du festival Terres d’images de Biarritz. Il a publié plusieurs ouvrages : Le bateau ivre (Images en manœuvres, 2004), Filles de lune (Images en manœuvres, 2005), Maiden Africa (Trans Photographic Press, 2009), Mada 67 (Nocomment edition, 2014), Le temps présent (Filigranes, 2016). En 2015, il publie chez Zoème le Cahier n° 5 (coproduction Zoème-Filigranes éditions), qui retrace une résidence du photographe sur le territoire du Département des Bouches-du-Rhône.


©Pascal Grimaud


DEPUIS NOAILLES

EXPOSITION
DU 24 janvier au 3 mars 2019

Vernissage le jeudi 24 janvier à partir de 18h

Suite aux effondrements survenus dans la rue d’Aubagne le 5 novembre 2018, Zoème expose une série de travaux ayant pour axe les questions de l’habitat et de l’habiter.

L’exposition s’articulera autour du travail photographique réalisé par Franck Pourcel en 2006-2007 dans le quartier de Noailles, qui avait donné lieu à la publication du livre De Gré ou de force – Noailles à l’heure de la réhabilitation (Éditions P’tits papiers, 2007).

© Franck Pourcel


CE QUI POURRAIT ÊTRE

Agathe Rosa & Clara de Asís
DU 18 octobre AU 1er DÉCEMBRE 2018

À l’occasion de leur première exposition personnelle à Marseille, et prenant le parti d’explorer l’architecture du lieu, Agathe Rosa et Clara de Asís s’associent pour développer une installation lumineuse et sonore in-situ dans l’espace de la galerie Zoème.

© Agathe Rosa


À lire : https://lintervalle.blog/tag/editions-zoeme/

Articles de Fabien Ribery à propos des éditions Zoème


ISRAEL ARIÑO

Exposition DU 10 MAI AU 30 JUIN / PAC 2018

La pesanteur du lieu